Feed-back
Le projet FEED-BACK a un objectif à la fois simple et ambitieux. donner la parole aux victimes que nous accueillons pour mesurer notre action et l'adapter à leurs besoins.

Il s’inscrit dans le cadre du programme communautaire Daphné II de soutien aux organisations qui élaborent des mesures et treprennent des actions destinées à prévenir ou combattre les violences envers les enfants, les adolescent(e)s et les femmes ainsi qu'à protéger les victimes et les groupes à risque.

 

Il est cofinancé par la Direction Générale de l'Action Sociale (DGAS) et la Municipalité de Madrid, Direction de l'Egalité des Chances. 

 

 


 

Il a réuni une institution publique et six associations de six pays européens : la Ville de Madrid - Espagne,  l’association On the Road - Italie, Missing Persons' Families Support Centre - Lituanie, Caritas Bucarest et Adpare - Roumanie, la Fondation Nadja - Bulgarie, et l'association ALC/SPRS qui en est le promoteur et le coordinateur. L'Institut d'Enseignement Supérieur de Travail Social (IESTS) de Nice a été associé au projet.

L'idée innovante du projet réside dans le fait d'associer directement les bénéficiaires  à l'action à mener
A travers des entretiens semi directifs que les travailleurs sociaux et les médiateurs linguistiques et culturels leurs ont proposé, trente et une  victimes ont été invitées à s’exprimer sur :
  •  leur situation actuelle

  •  leur vie dans le pays d'origine et les facteurs qui les ont amenées à la traite

  •  leurs perceptions de la prise en charge par des associations et institutions publiques dans les pays de destination et/ou dans les pays d'origine

  •  leurs projets d'avenir

L'accent a été posé sur les aspects positifs ainsi que sur les difficultés rencontrées par les personnes dans leurs parcours de réinsertion. Les données recueillies ont été analysées par une équipe de chercheurs de l'Institut d'Enseignement Supérieur de Travail Social (IESTS) de Nice, en coopération avec les partenaires du projet.

De l'étude finale "Feed-Back" publiée en 7 langues, il ressort que nombre de pistes reste à explorer dans le travail social auprès des femmes victimes de la traite des êtres humains. La reconnaissance du statut de victime transparaît ainsi comme une étape nécessaire pour démarrer le processus d’aide. Ce statut doit par la suite être dépassé afin de permettre à la personne d’engager un véritable processus d’inclusion sociale.

La question de la temporalité est omniprésente dans cette analyse. Il résulte donc important d’envisager des rites de passages (remise d’un diplôme à la fin d’un cours de formation, remise du dossier à la fin de la prise en charge, repas collectif pour fêter l’obtention d’un titre de séjour…) pour marquer l’évolution de la personne dans le programme d’aide et même la fin de la prise en charge.
Aussi, la coopération multidisciplinaire est primordiale pour l’efficacité des programmes d’assistance et de protection.

Une conférence transnationale a été organisée le 31 janvier 2008, à l'Auditorium del Hôtel de Ville de Paris. La conférence a permis de présenter les résultats du projet, d'aborder des éléments spécifiques de la prise en charge des victimes de la traite des êtres humains, ainsi que d'échanger autour d'autres expériences, développées dans d'autres pays et/ou sur le thème d'autres formes d'exploitation. Cette conférence s'est adressée aux partenaires du dispositif national Ac.Sé, aux professionnels engagés dans l'assistance et la protection des victimes et aux représentants des gouvernements et des institutions publiques des six pays partenaires du projet et d'autres pays concerné par la thématique.

 

Pour recevoir des exemplaires de l'étude Feed-Back et/ou
des Actes de la Conférence finale, contactez:

europe@association-alc.org

 


Le dispositif Ac.Sé est coordonné par l’association ALC
Il est financé par la Direction générale de l’action sociale et la Ville de Paris
Il est soutenu par la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale