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Traite des êtres humains : accueil et protection des victimes

Les États doivent considérer les réfugiés et les migrants comme des êtres humains ayant des droits et doivent agir pour prévenir la traite et l'exploitation*

30 juillet 2018 - Journée mondiale contre la traite des êtres humains

journe mondiale unGENÈVE (27 juillet 2018) – « Les États du monde entier doivent agir dès maintenant pour renforcer leurs efforts de prévention et de lutte contre la traite des êtres humains, notamment en veillant à ce que les victimes identifiées et potentielles soient considérées et traitées comme des ayants droit ». Dans une déclaration à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la traite des êtres humains, Maria Grazia Giammarinaro, Experte en Droits de l'Homme auprès des Nations Unies, estime que la question est particulièrement urgente.

« Beaucoup de personnes qui deviennent les proies des trafiquants sont des migrants, y compris des réfugiés et des demandeurs d'asile. Ils ont décidé de quitter leur pays pour différentes raisons : ils fuient les conflits, les catastrophes naturelles, la persécution ou l'extrême pauvreté. Ils ont tout laissé derrière eux et sont particulièrement vulnérables à la traite et à l'exploitation.

Dans l'atmosphère politique toxique anti-migration qui se développe actuellement, les migrants sont souvent considérés comme une menace, alors qu'en réalité ils contribuent à la prospérité des pays d'accueil où ils vivent et travaillent.

Dans ce contexte, le discours de lutte contre la traite des êtres humains est souvent détourné pour justifier des politiques migratoires restrictives et des actions de refoulement des migrants. Prendre position contre les approches xénophobes et racistes, ainsi que contre la violence, la haine et la discrimination, est un devoir moral à la portée de tout le monde.

Les États ont l'obligation de prévenir la traite des êtres humains, qui représente une violation flagrante des Droits de l'Homme. Dans le contexte du Pacte mondial pour la migration, les États devraient établir, en plus des régimes de protection internationale, des procédures individualisées et des indicateurs appropriés pour identifier les vulnérabilités potentielles des migrants, en particulier vis-à-vis de la traite des êtres humains et de l'exploitation.

Dans de nombreux pays, les militants des Droits de l'Homme et les organisations de la société civile ont été criminalisés et ostracisés pour avoir agi en solidarité avec les migrants et les victimes identifiées et potentielles de la traite des êtres humains.

Partout dans le monde, les organisations de la société civile jouent un rôle essentiel pour sauver des vies et protéger les personnes contre la traite, pendant les opérations de recherche et de sauvetage et à l'arrivée dans les pays de transit et de destination. Toute tentative de délégitimation de leur travail humanitaire est inacceptable.

Les ONG jouent également un rôle important dans l'identification des victimes de la traite. Ceci est essentiel pour garantir l'accès à la protection et à la reconstruction des victimes, et devrait être une priorité.

L'identification et l'orientation vers les services de protection ne sont qu'un premier pas, qui doit être suivi d'actions innovantes pour promouvoir l'inclusion sociale. Cela ne sera possible que si l'exploitation, en particulier l'exploitation des travailleurs migrants, cesse d'être normalisée et si le droit à un travail décent, à un salaire et à des conditions de travail équitables, est respecté et garanti pour tous, quel que soit leur statut migratoire.

À l'occasion de la Journée mondiale contre la traite des personnes, mon message est que même dans les moments difficiles, l'inclusion, et non l'exclusion, est la solution ».

 

* traduction non officielle de l'anglais de la déclaration de Mme Maria Grazia GIAMMARINARO

 


 

Mme Maria Grazia Giammarinaro (Italie) a été nommée Rapporteur spécial sur la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, en juin 2014, pour promouvoir la prévention de la traite des personnes sous toutes ses formes et promouvoir la protection des droits des victimes. Mme Giammarinaro est juge depuis 1991. Elle a été juge à la Cour pénale de Rome et est actuellement juge au tribunal civil de Rome. Représentante spéciale et coordinatrice pour la lutte contre la traite des êtres humains auprès de l'OSCE, elle a travaillé à la Direction Générale Justice, Liberté et Sécurité de la Commission Européenne à Bruxelles, où elle était chargée de la lutte contre la traite des êtres humains et l'exploitation sexuelle des enfants. Elle a rédigé la Directive européenne sur la prévention et la lutte contre la traite des êtres humains et la protection des victimes.

Les rapporteurs spéciaux font partie de ce que l'on appelle les procédures spéciales du Conseil des Droits de l'Homme. Les « procédures spéciales », le plus grand groupe d'experts indépendants du système des Droits de l'Homme des Nations Unies, est le nom général des mécanismes indépendants d'enquête et de suivi du Conseil qui traitent des situations spécifiques des différents pays ou des questions thématiques dans toutes les parties du monde. Les experts en procédures spéciales travaillent sur une base volontaire ; ils ne sont pas des fonctionnaires des Nations Unies et ne reçoivent pas de salaire pour leur travail. Ils sont indépendants de tout gouvernement ou organisation et servent à titre individuel.

 

La traite des êtres humains c'est:

1  UNE ACTION 2 UN MOYEN   3 UN BUT

Le recrutement, le transport, le transfert, l'hébergement, ou l'accueil de personnes, majeures ou mineures.                             

 

La menace, le recours à la force, la contrainte, la fraude, la tromperie, l'abus d'autorité.                                   

L'exploitation de la prostitution, travail forcé, esclavage domestique, mendicité forcée, prélèvement d'organes...

Pour plus d'information sur la législation, les définitions ou les droits des personnes victimes consultez la rubrique Informations juridiques et législatives

Zoom sur...

Not My Life, un film d'information de Robert BILHEIMER, sur la traite des êtres humains


 

ban human trafficking  Une application d'information et de prévention de la traite des êtres humains 

Le Dispositif National Ac.Sé est membre de la Plateforme européenne de lutte contre la traite des êtres humains

plateforme ue